L´immersion en maternelle pour sauver l’alsacien, plusieurs conferences en Alsace

Thierry kranzer et drapeaux France/Allemagne
Thierry kranzer et drapeaux France/Allemagne

Selon une enquête de 2012 (OLCA) seul 3% des enfants sont encore dialectophones en Alsace. Autant dire que nous sommes à 5 minutes de l’extinction avec de terribles conséquences économiques et sociales. Si d’aucuns soulignent l’importance de sauvergarder une langue millénaire ADN de l’identité alsacienne, peu ont fait l’effort de réfléchir aux moyens d’y parvenir. Si l’OLCA a développé des outils innovants et sans précédent à l’appui des jeunes dialectophones, l’Office ne dispose pas pour le moment de moyens de créer de nouveaux locuteurs.  Or les données empiriques et les experiences observées dans le monde et résumées dans un rapport sans précédent des Nations Unies daté du 7 mars 2005, ne laissent aucun doute.  N’importe quelle langue peut être sauvée et nous savons comment!  Une des constation majeure est que c’est bien la politique qui dicte quelle langue nous allons parler demain et que la volonté populaire reste secondaire.

Quelles langues ont été sauvées où et comment ? C’est ce que  Thierry Kranzer, président des Alsaciens de New York et Président du Fonds international pour la langue alsacienne (FILAL) se propose de vous démontrer. Il s’appuiera sur le livre qu’il a publié en 2015 sur les langues régionales de France et son expérience d’attaché de presse des Nations Unies qui a couvert des reunions intergouvernementales sur les liens entre langues minoritaires et croissances économiques. En France 25 départements disposent de maternelles en immersion totale en langue régionale qui concerne 10 000 enfants. L’Alsace a une révolution linguistique de retard!

Il interviendra à

Saint-Louis, Foire du Livre, le 23 avril l’après-midi

Haguenau le 25 avril à 20 H , à l’école ABCM, rue Ettore Bugatti

Colmar le 26 avril à 19 H 30 à la MJC, 17 rue Schlumberger

Selestat, le 28 avril à 20 H 00, Foyer Notre Dame, Allée Notre Dame/ Avenue Pasteur

Claude Vigee 2

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« Le dialecte n’est une langue perdue qu’aux yeux de qui s’évertue à le perdre d’entrée de jeu; il est déjà mort au regard de celui qui la durement condamné d’avance à l’extinction finale – puisque tel est son bon plaisir, le désir caché de son âme… A ce refus catégorique opposé à la parole maternelle reniée, on ne peut répondre honnêtement que par l’option inverse : en pariant, contre toute apparence raisonnable, que la vie prendra le dessus malgré tout, victorieuse à l’issue du combat inégal contre l’aphasie intérieure imposée, du dehors, à l’âme enfantine exilée loin d’elle même au cours de son incarnation d’adulte. » Claude VIGEE

 

 

 

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